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 ph: afrique.arte.tv . Image illustrative.

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L’école tchadienne devient un mouroir. Le temple du savoir s’est-il transformé en un lieu de suicide collectif ? Beaucoup d’espoirs se sont évanouis et peu de jeunes tchadiens espèrent un avenir serin et radieux. Le présent, lui aussi, est douteux et hypothétique. Et notre passé peu glorieux, fait de tragédie, n’inspire pas. C’est à croire que mêmes les temps de l’indicatif sont peu favorables à notre pays. Une économie en berne qui laisse des vies sur le carreau. Des milliers d’enfants n’ont plus droit à l’éducation car écoles et amphithéâtres sont fermés. Seulement trois mois de cours en 2017. C’est ce qui a sans doute valu la qualification de bac session 2018 de « bac de trois mois ». Et cette année encore, en 2018, le même rituel désolant se répète. Tenez, du moment où le mois d’octobre est entrain de tirer sa révérence, aucun espoir d’une rentrée académique 2018-2019 ne pointe son nez à l’horizon. Les établissements publics sont, jusque-là, hermétiquement fermés.

 Et voir le ministre de l’éducation en balade dans les établissements pour vérifier l’effectivité de la rentrée scolaire suscite en moi une colère noire, surtout qu’il a lui-même donné le top de cette rentrée dans un établissement privé. Et il ouvre une liste pour les enseignements absentéistes alors qu’eux tous observent scrupuleusement le mot d’ordre de grève illimitée. Quelle comédie ! Mon cœur saigne car il est de toute évidence qu’il s’agit de l’avenir de la Nation qu’on transforme en pièce de théâtre dans laquelle nous avons sur la scène un piètre comédien : le ministre de l’éducation nationale, Aboubakar Assidick Tchoroma.

Les retards dans les universités sont devenus des règles normatives. Les conducteurs(chauffeurs) des bus des étudiants sont en grèves depuis le 8 octobre. Ils cumulent 4 mois d’arriérés de salaires. D’ailleurs même il manque de carburant pour le fonctionnement de ces engins. Bourses et toute autre aide sont coupées aux étudiants. Ainsi, l’avenir de la Nation n’a pas d’avenir. Et c’est ainsi qu’on veuille construire une Nation « émergente » ! vous m’envoyez rire ! sans éducation, sans santé ni nourriture et on cape sur l’émergence d’ici à 2030. Que du bluff ! Que les Tchadiens retiennent ceci une bonne fois pour toute : il n’y aura jamais l’émergence sous le régime de Deby, même si le peuple lui accorde un mandat d’éternité.

En effet, le développement et la corruption n’ont jamais fait bon ménage. Mais aussi, il y a de développement que là où il y a des acteurs de développement. Alors que Deby n’excelle que dans l’atrocité et dans l’adversité sanglante. Pour preuve, le MPS n’a aucun programme moins encore un projet de société. C’est pour cette raison que les membres vont dans tous les sens comme des encéphalopathes en extases. Deby verse dans son errance désignée sous le vocable de « visite inopinée ». Pitié ! a-t-on vraiment besoin, tel un chien errant, de se balader de ministère en ministère pour s’en querir des réalités du peuple ? a-t-on besoin des fora pour identifier les problèmes de la jeunesse ? du moment où, si le vécu du peuple était un microbe on n’aurait pas besoin d’un microscope pour le voir. Régime sans vision, quand tu nous tiens ! Quand les dirigeants sont frappés par une myopie, c’est tout simplement le Tchad en péril !

Masbé NDENGAR     

Tag(s) : #Tchad, #éducation, #école, #académique, #scolaire, #ministre de l'éducqtion, #Aboubakar Assidick Tchoroma, #capus, #université, #amphithéatres, #Deby, #MPS, #programme, #développement, #grèves, #enseignants
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