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Exploitation du pétrole de Kanem, un 2e malheur frappera le Tchad d’ici fin 2018 !

Un autre puits de malheur s’ouvre au Tchad ! Ce n’est pas pour longtemps. Il verra le jour d’ici fin 2018. En effet, Idriss Deby a  procédé, le 28 octobre 2017,  à la pose de la première pierre de construction des champs pétroliers et gaziers dans la région de Kanem, à Sédigui, localité située à 350 km au Nord-Ouest de N’Djamena. Le pétrole y coulera pour le bonheur de la population de la localité, a annoncé Idriss Deby. Il a promis 1 500 emplois, soit 500 emplois directs et 1000 emplois indirects. Promesse ou réalité ? Le temps nous le dira mais vu le précédent de Doba, ce pétrole apportera plus de malheur que de bonheur. L’exploitation du pétrole de Doba a plongé le pays dans les  ténèbres économiques, politiques, sociales… Doba, ville de l’abondance pétrolière occupe l’avant  dernière place des villes du Tchad en matière de développement. Quel sort est réserve à Kanem ? Peut-on croire aux promesses du petit berger de Berdoba ?

 

2003, le pétrole sortait sous le sol de Doba, au Sud du pays. La population a exalté. Elle a chanté la fin de la misère et a crié à l’avènement de l’abondance. « Période de la vache grasse est enfin arrivée », se disait-elle. Elle n’avait pas tort si la gestion était transparente et judicieuse. Mais hélas ! Très vite elle désenchante. L’horizon s’assombri et la misère s’est personnifiée. La situation devient pire qu’avant. Rien ne marche. C’est sous ce régime, avec l’exploitation du pétrole que le Tchad a connu la récession économique. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un tel malheur frappe notre pays.

 C’est avec l’exploitation du pétrole que les bourses des étudiants et les primes de recherche des enseignants chercheurs ont été purement et simplement supprimées. Et pourtant la recherche constitue le plier du développement. Je mets quiconque au défi de me faire parvenir le nom d’un seul pays  développé au monde qui a foulé la recherche au pied. Notre pays se meurt malgré l’exploitation du pétrole. Son économie s’agonise et le pays meurt petit à petit mais à coup sûr.

Que nous a apporté le pétrole de Doba ? Que de malheur, beaucoup de malheurs ! Ngarledjy Yorongar s’était opposé à l’époque à l’exploitation du pétrole de Doba car il sera plutôt source de problème que de biens mais comme d’habitude il a été incompris. Le temps lui a donné parfaitement raison.

Le Tchadien et surtout son président ne tire jamais leçon du passé. Le pays a-t-il changé de dirigeants ? Non ! Alors le même scénario se répètera sauf tsunami. Selon une vieille philosophie, « les mêmes causes produisent les mêmes effets dans les mêmes circonstances ». Attention à l’effet boume-rang ! Il n’y aura pas création d’emploi ni des employés. Doba a absorbé combien de taux de chômeurs ?  Bien au contraire, il a augmenté le nombre de miséreux. Pour éviter de tomber dans le même fatalisme que Doba, il faut au préalable mettre des gardes fous. Au classement des villes au Tchad, Doba, ville pétrolière  occupe avant dernière place en matière de développement. Si on n’y prenne garde, tout sera transféré de Kanem  à Amdjarass pour la construction d’un nouveau paradis. Chaque Tchadien  se souvient encore que Amdjarass a été construit avec le plan de construction de Doba. Attention donc au 2e puits de malheur en gestation !

Tag(s) : #pétrole, #Kanem, #malheur, #Tchad, #Idriss Deby, #Doba, #économie, #exploitation, #puits, #emplois
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