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Clément Abaifouta : « Vue ce qui se passe au Tchad, je suis loin d’accepter qu’Idriss Déby est en train d’aider le peuple »

Il venait d’obtenir son baccalauréat. C’était en 1984. Il a bénéficié une bourse de son oncle pour aller étudier en Allemagne. Mais il sera arrêté le 13 juillet 1985, à la veille de son départ, par les éléments de la Direction de la documentation et de la sécurité(DDS), police politique de Habré. Il, c’est Clément Abaifouta, affectueusement surnommé Doyen. Il passera 4 ans dans le « labyrinthe » de la cynique DDS. « L’ambiance était sans avenir ». De sa « tache » de fossoyeur il ne cessait d’ensevelir ses codétenus morts. Combien d’âmes a-t-il enfouis dans la « plaine des morts »? Certainement des centaines… la condamnation de Hissein Habré à Dakar sonne pour lui comme le triomphe de la justice et un signal fort envoyé à d’autres satrapes qui écument toujours le continent Noir. Ce n’est tout de même pas la fin d’une époque puisque selon lui, les caciques de HH courent toujours en toute impunité. Qu’en est-il de la responsabilité de Idriss Deby dans le pogrom ? Doyen espère qu’il assumera le moment venu son rôle dans « septembre noir ». Vue la situation chaotique du pays, Clément Abaifouta estime qu’il faut « une prise de conscience de la jeunesse afin de changer la donne car Deby n’est pas en train d’aider le Tchad ». « Tout ce qui se passe à N’Djamena est horrible(…) J’ai bien peur de ce qui va arriver », témoigne-t-il de la situation glissante du pays. Même s’il craint pour sa vie dans un « pays où tout peut arriver », Clément Abaifouta, président de l’association des victimes du règne de Hissein Habré dit continuer le « noble combat entamé». Lors de son passage à Ouagadougou dans le cadre du festival Ciné Droit Libre, il a bien voulu se prêter à nos questions. Grande interview !

 

Vous êtes à Ouaga dans le cadre du festival Ciné Droit Libre(CDL) qui est un festival de promotion des droits humains et de la liberté d’expression dont le thème porte sur l’extrémisme violent. Que vous inspire ce thème quand on sait que votre pays le Tchad a également été victime d’attaques terroristes ?

C’est dommage ! Lorsque nous avons d’autres préoccupations dans le sens social et de développement. Ce sont des gens qui, pour une raison ou une autre, c’est-à-dire pour une religion qu’ils prennent pour la religion la plus pure de la planète au nom de laquelle on tue les autres. Je trouve quand même que c’est un acte spécial. C’est animal parce qu’enfin de compte aucune religion ne peut se permettre de dire qu’elle est la mieux pour qu’on puisse se mettre dans un système radicalement satanique et criminel. Le lieu, sinon le moment est indiqué pour qu’on rassemble les énergies pour faire face à cette montée violente d’extrémisme.

Vous êtes le protagoniste dans le film « Hissèn Habré, une tragédie tchadienne », c’est d’ailleurs l’objet de votre présence à Ouaga. Pouvez-vous un dire un mot sur ce film ?

Le film propose des thématiques d’actualité surtout que sur notre continent nous avons partout de la violence quand bien même que la violence n’est pas la solution. Elle ne favorise pas un élan de réconciliation et de l’unité pour éviter que la nouvelle génération ne vive plus cela car nous autre nous sommes une génération sacrifiée. Je me dis que c’est une bonne leçon de pédagogie et des alternatives qui pourront faire effet de boule de neige. On voit autour de nous des chefs d’Etat qui font comme s’ils étaient des dieux ayant des droits de vie et de mort sur leurs citoyens. Je trouve qu’on nous ramène à un état primitif de notre société. Le film constitue un instrument qui peut être utilisé pour la sensibilisation.

Après avoir visionné le film ? Les cinéphiles se demandaient à savoir comment en est-on arrivé là ?

Au Tchad nos colonisateurs ne nous ont pas aidés. Ils nous ont légués une indépendance qui est en fait une indépendance empoisonnée. Lorsqu’on considère que le Tchad a un sous-sol grandement riche parce que les études l’ont montré. C’est ainsi que les puissances nous imposent la guerre pour nous affaiblir afin de tirer leur profit. Hissèn Habré était cette personne là qu’ils ont préparée. Ils ont certainement fait un mauvais choix parce qu’ils ne connaissaient pas Hissèn Habré qui était un homme sadique. De son règne de huit ans nous avons l’impression d’avoir vécu l’enfer pendant 100 ans. C’était apocalyptique. De nos jours ce n’est un secret pour personne parce que même en étant caché sous la mer ou sous la terre si vous commettez des meurtres ou des gaffes vous serez toujours rattrapé. Ça donne une autre lecture au club des chefs d’Etas africains, ces criminels et dictateurs qui se soutiennent. Nous avons mis 25 ans pour arriver à la fin de nos attentes donc je me dis que c’est très compliquer de s’agripper sur une seule raison. Il y a tellement de raisons d’ordre politique, économique, sociologiques qui nous ont conduits à la guerre. Nous avons fait cette guerre et nous en avons une bonne expérience et maintenant il faudrait qu’on tourne la page et aller de l’avant sinon on n’aura pas aidé la jeune génération.

On sait que dans la nuit du 13 juillet 1985, deux agents de la DDS sont venus vous arrêter. Quel était le mobile de cette arrestation ?

C’est une question que j’ai toujours cherché à poser à monsieur Habré. J’étais bachelier en 1984 et inscrit à la faculté des lettres puisque l’université venait d’ouvrir ces portes mais en cette période de guerre ce n’était pas évident de poursuivre les cours. C’est ainsi que j’ai obtenu une bourse privée d’un oncle qui était opposant à Hissèn Habré pour aller étudier en Allemagne et à la veille de mon départ les gens sont venus me prendre chez moi. C’est ça la raison. Je me suis demandé est-ce que vouloir aller étudier ou bénéficier d’une bourse est un péché ? Est-ce que cela pouvait empêcher le sommeil de cet Hissèn Habré qui était tout puissant au Tchad ? C’est la question que je me pose ! Jusqu’à aujourd’hui je me pose toujours la question suivante : qu’ai-je fait à Hissèn Habré pour écoper 4 ans de détention ? C’est en fait une folie !

Finalement, vous avez passé 4 ans en prison. Quelle était l’ambiance ?

C’était une ambiance sans avenir ! Il ne faut pas se le cacher, ce n’était pas une prison mais plutôt un labyrinthe au fond d’un gouffre. C’est tout sauf ce qu’on peut imaginer d’un être humain. Nous étions entassés comme des fagots dans des petites chambres ; dormir à même le sol et ne pas manger pendant des jours sans aucun traitement médical. Soit vous mourez ou vous guérissez de façon miraculeuse. C’était mon cas. J’ai été malade et c’est miraculeusement que j’ai été guéri. C’était une période horrible ! C’est horrible ! Je ne trouve pas de mots pour qualifier ce que nous avons vécu dans les geôles de la DDS sous le régime de Hissèn Habré. Mais aujourd’hui je me réjouis que j’en sois sorti vivant et je peux témoigner et contribuer à une action de réconciliation. On est humain et les choses peuvent arriver dans la vie mais il faut se surpasser et être capable de faire table rase et avancer.

C’est vous même qui avez rédigé votre procès-verbal. Qu’avez-vous écrit exactement ?

C’était difficile pour moi. C’est un officier de la gendarmerie qui m’a obligé à écrire ma déposition. J’ai hésité mais sous pression, il me posait des questions et je répondais. Lorsque j’ai fini d’écrire j’ai refusé de signer. C’était la pratique un peu partout. On vous donne une feuille vierge et on vous dit de signer ou alors vous écrivez vous même votre déposition et on vous dit de signer. Je ne sais vraiment pas comment on peut me demander d’écrire moi-même ma déposition.

Quels sentiments vous animent après le procès de Hissein Habré(HH)?

Oh ! C’est un sentiment de satisfaction. Je me dis que le procès de HH pour nous les victimes c’est le summum de sacrifice, la frustration, la désolation, l’humiliation, le mépris… nous avons tenu et après 25 ans nous avons eu HH devant la barre pour être jugé. Il a écouté et suivi les terribles actions et traitements que les gens ont subis au fond de la prison. C’est quelque chose de gagner et ce verdict pour moi, même s’il ne peut pas réparer tout, d’une manière psychologique nous sommes satisfaits. L’essentiel pour nous c’est d’avoir jugé un dictateur. Au-delà de procès, que cela serve d’exemple à Sassou Nguesso, à Pierre N’Kurunziza, à Ali Bongo et partout ailleurs où les gens meurent. Même ici au Burkina Faso il faut que la justice soit rendue à toutes ces femmes en noire ! Que la justice soit rendue à la famille de Sankara et du journaliste Norbert Zongo.

On n’a pas à chercher à cacher la face du soleil. Que nous le voulions ou non le soleil va continuer à briller. Mais pour ce faire il faut que les gens se mobilisent et sachent où est-ce qu’ils vont et ce qu’ils veulent. Je crois que si cela est fait les dictateurs vont baisser la garde parce qu’ils se rendent compte que le printemps arabe qui a commencé en Tunisie était un déclic. Aujourd’hui le Burkina Faso constitue pour moi un tremplin car en un clin d’œil les gens se sont mobilisés et renverser un dictateur. C’est des exemples qu’il faut suivre et c’est ce qu’il nous faut au Tchad. Il nous faut cette prise de conscience et cette mobilisation qui va nous amener à changer la donne.

Qu’en est-il de la compensation financière pour les victimes ?

Après avoir passé 4 ans complètement brisés par le fait de la prison, peu importe le montant qu’on vous donnera. Ça ne compensera jamais la situation endurée. Vous imaginez que les gens qui ont été arrêtés par la DDS ont tout perdu : leurs maisons, leurs fonds de commerce et autres biens. Aucun montant ne compensera cela. Vous avez vu des loques dans le film et ceux-là demandent des longs et intensifs soins. L’argent n’est pas le but de notre engagement. Nous nous sommes engagés pour notre honneur et la dignité de l’être humain. Sur ces points, je suis totalement satisfait.

Après ce procès, êtes-vous prêts à pardonner vos bourreaux d’hier ?

On ne refuse pas le pardon. Comme on le dit une faute avouée est à moitié pardonnée. Mais tous ceux qui ont été jugés à N’Djamena ont à peine reconnu qu’ils ont fait du mal au peuple tchadien. Notre démarche constitue d’abord à aller au procès afin que les responsables soient jugés et condamnés. Après cela nous nous assiérons et utiliser le mécanisme de la justice transitionnelle comme ce fut le cas en Egypte, en Afrique du Sud, en Chili… pour pouvoir réconcilier les cœurs parce que le Tchad en a besoin et surtout la jeune génération. Il faut que nous construisons cet autoroute afin d’éviter à la jeune génération ce même dégât et cette même catastrophe.

D’aucuns estiment que Idriss Deby étant le bras droit de HH, a également sa part de responsabilité. On lui attribue la paternité du tragique « septembre 1984 » au Sud du pays. Trouvez-vous juste qu’il ne soit pas jugé au même titre que son mentor ?

 

Partout où je suis passé, cette question m’a toujours été posée. Moi je ne suis pas juge. J’ai déposé un dossier devant un juge et c’est au juge dans l’étude du dossier, dans sa recherche d’information qui situe les responsabilités des personnes. On sait que Deby était là et c’est lui qui a agi en « septembre noir ». Par deux fois il nous a reçus mais nous a dit qu’il avait reçu des ordres. Il dit même qu’un jour, Habré lui a demandé d’aller nettoyer Faya ne sachant pas qu’il est natif de Faya. Donc il a agi en soldat et si un jour on doit lui demander des comptes qu’il est prêt à le faire. Mais faut-il encore qu’il le fasse ! Est-ce que ce n’est pas une déclaration politique ?

Vue ce qui se passe au Tchad, je suis loin d’accepter qu’Idriss Déby est en train d’aider le peuple tchadien parce que connaitre 5 mois d’arriéré de salaire pendant qu’à côté d’autres personnes brassent des milliards et des milliards, je me dis que ce n’est pas normal. En tant que le chef de l’Etat et le président en exercice de l’Union Africaine(UA) nous devrions nous ressaisir pour que le peuple qui a souffert de la guerre puisse goutter à la paix et vivre de ses ressources. Ce n’est pas normal! Ce n’est pas normal et il y a lieu de se ressaisir.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que les victimes qui ont témoigné à la barre au Sénégal ont été triées sur le volet étant donné que personne n’a mentionné la responsabilité de Idriss Déby ?

Dans la démarche du droit international ce n’est pas tout le monde qui va au procès. On catégorise les gens. Ceux qui ont des témoignages bien solides dans le cas de septembre noir sont choisis. Les femmes qui ont été déportées à Ounianga, on prend quelques-unes. Il en est de même pour les rescapés comme nous autres. On cible les incidences et c’est ce qui a été fait. Je crois que toutes les incidences ont été évoquées mais de mon association je n’ai pas vu une plainte contre Idriss Deby. Je ne peux pas fabriquer une plainte contre lui. Je sais que la DDS était gérée par HH et sa famille. La personne qui a mis en branle la machine qui a exterminé les gens c’est bel et bien HH.

 

HH condamné, c’est l’aboutissement d’une lutte de plus de 25 ans pour la justice et la fin d’une époque ?

Non, parce que même au niveau de N’Djamena ce n’est pas tous les responsables de la DDS qui ont été jugés. Certains courent toujours et sont un peu partout : Soudan, Egypte…mais le président de la Cour de N’Djamena a dit que la procédure reste ouverte. Je crois donc que ces bourreaux qui courent seront rattrapés un jour comme ce fut le cas au Rwanda.

De par votre militantisme pour le respect des droits humains, votre vie est-elle menacée ?

Tout militant de droit de l’homme qui dit que sa vie n’est pas menacée est en train de mentir. Surtout que le Tchad est un mauvais exemple dans le respect de droits de l’homme. Il a signé des conventions mais ne les respecte pas. Vous savez que jusqu’aujourd’hui le code de la famille n’a pas été signé. Il souffre encore dans les tiroirs. Je vis le jour au jour en me demande ce qui va m’arriver parce qu’au Tchad tout peut arriver à tout moment. Les menaces, j’en ai vécu. Les arrestations, j’en ai vécu. En janvier dernier j’ai failli être tué par un général de l’armée qui m’a ramassé. Aux environs de ma maison sont postés les gens enturbannés la nuit. Chez nous les banana (son ethnie) on dit que lorsque vous avez une jambe dans la boue, l’autre jambe la rejoint forcement dans la boue. Mais nous on est là. Comme disent les ivoiriens « cabris mort n’a pas peur de couteau ». Nous nous sommes engagés dans une tache noble et je suis fier de le faire. Même si je tombe la lutte continue.

 

Est-ce que le régime de Idriss Deby n’a pas tenté de vous soudoyer à un moment donné ?

Il y a eu des tentatives de me museler. Le régime a tenté de me museler en m’arrêtant, en saccageant mon bureau… mais en bon banana j’avance. Ce sont les difficultés qui constituent mon énergie. Au jour le jour, je prends les difficultés et je les transforme en énergie et j’avance parce que j’ai un objectif à atteindre.

 

Universités et écoles fermées ; les centres de santé du pays sont paralysés par la grève des médecins sans salaires. Arriérés de salaire de plus de 3 mois des fonctionnaires ; vie chère, misère… L’actualité de votre pays est bouillante et visiblement le peuple semble désavouer le président Deby. Ne craignez-vous pas un regain de la violence ?

Permettez que je dise que cette crise entre guillemet est purement l’image d’une méchanceté. Ça fait très mal de voir les gens mourir parce que le médecin n’est pas là. Le médecin n’est pas là parce qu’il n’a pas été payé. Les étudiants sont dans les rues en faisant des casses parce qu’on leur enlève la bourse. Mais la bourse, c’est combien au Tchad ? Même pas 60 00 0f ni 30 000f ! C’est moins que ça ! Les étudiants qui viennent des provinces pour étudier à N’Djamena n’ont pas de parents dans cette ville donc ils sont en location alors que voulez-vous qu’ils deviennent en leur enlevant la bourse ? C’est pour autant leur dire d’arrêter d’étudier. Tout ce qui se passe à N’Djamena est horrible et moi j’ai assez de douleur que jusqu’à là les choses perdurent. J’ai bien peur de ce qui va arriver.

Au Tchad les gens n’ont pas encore oublié les démons de la guerre donc les gens sont prêts à verser le sang et je me demande jusqu’à quand ça va perdurer. Et si ça devrait perdurer, qu’est-ce qui va arriver ? C’est autant de questions que je me pose.

Le syndrome burkinabè est-il possible au Tchad compte de la situation ?

Quelqu’un m’a demandé à savoir pourquoi les tchadiens sont devenus très lâches ? Tout le monde sait que le tchadien est celui-là qui brave l’impossible ! Mais même si l’homme tchadien ne change pas la situation, Dieu pourra la changer. Ça j’y crois.

Que pensez-vous des 16 mesures qui sont mises en place par le gouvernement ?

Il faut dire que même les gens du MPS désavouent les 16 mesures. Ils se sont rendu comptes que ce ne sont pas des mesures salutaires. Des mesures qui vous enlèvent des intérêts et vous ne savez pas pourquoi ces intérêts ont été imposées. Je vous raconte une anecdote : « un jour, il y avait un homme qui trainait sa moto et un autre arrive par derrière lui en voiture et cherche à comprendre la raison de sa peine. Il lui répond qu’il est en panne sèche. Et à l’homme dans la voiture de lui dire : votre souffrance ne fait que commencer. Après ces propos il s’en est allé ».

Je demande donc à savoir si c’est vraiment la crise. On me dit que la crise est mondiale mais j’ai fait le tour des pays africains et je ne vois pas la crise. Ici au Burkina où j’y suis depuis quelques jours je ne vis pas la crise que nous vivons au Tchad. Je suis allé au Sénégal et c’est pareil. C’est une crise qui a été fabriquée de toute pièce et imposée au peuple tchadien parce que quelque part on n’a pas bien voté.

C’est une sanction alors ?

Disons…

Pensez-vous que le régime en place peut-il être une solution pour les tchadiens ?

Le régime est ce qu’il est. Il a son côté positif comme négatif mais il n’est pas éternel. Un jour viendra où il passera parce que les hommes passent et la situation changera. Il n’y a jamais une situation qui soit éternelle. La solution viendra à un moment donné.

Mais à quand la solution finalement?

C’est le « quand » justement que nous ignorons puisque nous ne sommes pas dans le secret de Dieu.

L’année tire à sa fin. Avez-vous un message à adresser à la jeunesse tchadienne ?

La jeunesse tchadienne au-delà de tous les mépris, au-delà de tout ce qu’elle vit je me dis que, que nous soyons du Nord ou du Sud, de l’Est ou de l’Ouest ou du Centre, nous devons tenir un même langage parce que le pays appartient à la jeunesse. Il faudrait également être serin et confiant parce que l’avenir est tout une philosophie.

Comment pensez à l’avenir lorsque le présent est biaisé ?

De toutes les manières les choses vont finir comme elles ont commencé. Attendons seulement ce jour-là.

Interview réalisée par Masbé NDENGAR

Tag(s) : #Tchad, #Hissein Habré, #Idriss Deby, #Clément Abaifouta, #crime
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